Anima de Wajdi Mouawad

Il y a des êtres qui nous touchent plus que d’autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque.

Auteur : Wajdi Mouawad

Genre : Roman

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 400 pages

Ma note : 19/20

Quatrième de couverture :

Lorsqu’il découvre le meurtre de sa femme, Wahhch Debch est tétanisé : il doit à tout prix savoir qui a fait ça, et qui donc si ce n’est pas lui ? Éperonné par sa douleur, il se lance dans une irrémissible chasse à l’homme en suivant l’odeur sacrée, millénaire et animale du sang versé. Seul et abandonné par l’espérance, il s’embarque dans une furieuse odyssée à travers l’Amérique, territoire de toutes les violences et de toutes les beautés. Les mémoires infernales qui sommeillent en lui, ensevelies dans les replis de son enfance, se réveillent du nord au sud, au contact de l’humanité des uns et de la bestialité des autres. Pour lever le voile sur le mensonge de ses origines, Wahhch devra-t-il lâcher le chien de sa colère et faire le sacrifice de son âme ?

 

Mon avis :

Il y a une question à laquelle je ne savais jamais quoi répondre. Quand les gens découvrent ma passion pour les livres, ils me demandent presque systématiquement « Quel est ton livre préféré ? », j’ai des auteurs que j’appréciais plus que d’autres, ou des romans qui m’ont plus ou moins touchés selon la période de ma vie à laquelle je les lisais, mais UN roman préféré, non, je n’en ai pas… je n’en avais pas.

Et j’ai lu Anima.

Il est très difficile de trouver les mots pour décrire la succession d’émotions que nous transmet ce livre, mais aussi les émotions qu’il créé en nous. J’ai été émue, écœurée, bouleversée, fâchée, effrayée. J’ai ressenti de la haine, de l’amour, de la compassion, du mépris, de la honte. Bref, on ne sort pas indemne de cette lecture.

J’ai appris, en lisant les remerciements que Wajdi Mouawad avait mis près d’une dizaine d’année dans l’écriture de ce livre, et ça se sent. Il m’arrive souvent de tourner la dernière page d’un roman avec un sentiment de trop peu, avec la sensation de ne pas avoir tout saisi, ou qu’il reste encore des zones floues dans l’histoire. Et sans aucune prétention, je me dis qu’il manquait quelque chose, que l’auteur aurai gagné à travailler dessus un tout petit peu plus. Avec Anima, je n’ai pas ressenti ça.

J’avais lu beaucoup d’avis avant d’entamer ma lecture, et ce qui revenait le plus était « roman dur, livre dur » et me connaissant, je me suis demandé si c’était vraiment un livre pour moi, et franchement, certains passages sont très durs à lire, que ça soit par la cruauté de l’évènement ou dans la façon dont il est raconté. Donc je dirai que ce n’est probablement pas un roman pour tout le monde, donc âmes sensibles, s’abstenir.

Dorénavant, il y aura des livres que j’ai lu avant Anima, et ceux que je lirai après.

Publicités

Bilan livresque du mois de juin

Bilan livresque de ce mois de juin, qui, n’ayons pas peur des mots a été chaotique.

 
6 livres
1 manga
1911 pages
15397 pages depuis le début de l’année
D’abord, et pour la première fois cette année, deux abandons.
Le premier est Boussole de Mathias Enard. Lecture trop dense et trop de références, j’y reviendrai très probablement dans quelques temps.
Deuxième abandon, celui-là par contre, je n’ai pas du tout l’intention d’y revenir, c’est Aïcha, la bien-aimée du prophète de Geneviève Chauvel, dont j’ai déjà parlé dans un post précédent.
Mes deux coups de cœur : 💜 Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie.
💜 La grande maison de Mohamed Dib, là ça a été un gros gros coup de cœur, mais je n’en dirai pas plus car j’y reviendrai dans un prochain post. 🕵🏻‍♀️ Le traditionnel Agatha Christie du mois avec Le major parlait trop. 👘Lire Haruki Murakami est pour moi une valeur sûre, c’est avec le même plaisir que j’ai pu découvrir La ballade de l’impossible dont je parle également dans un ancien post.
Et puis j’ai fini la saga « Joséphine Cortès » avec son dernier volet, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine Pancol. Lecture agréable bien qu’un peu plus lente que les deux premiers tomes.
Toujours en parallèle et en arrière-plan, je continue l’excellent Joseph Balsamo d’Alexandre Dumas, j’ai finalement opté pour la version en 4 volumes sur ma liseuse. J’espère le finir avant la fin de l’été.

36501991_10156196169691508_5946355145838166016_n
Petit clin d’œil à l’endroit où cette photo à été prise, le Dar d’art à Oran, mon endroit préféré au monde.

Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie

Chimamanda Ngozi Adichie

Edition : Folio

Genre : Essai  

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 87 pages

Traduction : Sylvie Schneiter

Ma note : 19/20

Quatrième de couverture :

« Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer.

Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement. »

Mon avis :

« Nous sommes tous des féministes » est sans conteste le livre que j’avais le plus envie de lire cette année, mais quand je l’ai eu entre les mains, j’ai bizarrement eu le trac.

Plutôt que du trac, c’était un mélange de sentiments, j’étais partagée entre l’impatience de pouvoir enfin le lire, mais aussi l’appréhension et la peur qu’il ne soit pas à la hauteur de mes espérances.

J’ai découvert Chimamanda Ngozi Adichie avec le magnifique « Americanah », un livre que j’ai adoré, et qui figure dans mon top 5. Depuis, je suis un peu son actualité, et j’ai pu découvrir à quel point elle est fascinante. C’est une des personnalités que j’admire le plus, j’appréhendais donc vraiment de connaître son avis sur le féminisme.

D’une manière générale, je n’ai jamais été d’accord avec le terme « féministe », cela m’a toujours évoqué des femmes en colère, toujours révoltées et qui avaient systématiquement besoin de rabaisser la gente masculine afin de revendiquer leurs droits. Alors, non seulement je ne me suis jamais identifiée à elles, mais pire encore, il m’arrivait d’affirmer haut et fort que je n’étais pas « féministe ».

En lisant ce livre, j’ai réalisé que, non seulement, j’étais d’accord avec ce qu’elle avait écrit ainsi que sa façon de voir les choses, mais surtout, que j’étais profondément, et depuis toujours « Féministe ».

Comment je suis devenu féministe ? Je ne sais pas très bien à quoi c’est dû. C’est peut-être grâce à l’éducation que ma mère m’a inculquée, ou alors l’image de la femme que la société a véhiculée, mais je constate qu’aujourd’hui, mon combat en tant que féministe, je le mène depuis toujours, et je continue à le faire, tous les jours, que ça soit dans les gestes du quotidien ou dans de grandes décisions que je pourrai prendre, mais surtout à travers mes enfants, et des valeurs que je pourrai leur transmettre.

En résumé, je pense que ce livre doit être lu par tout le monde, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, et pour le mot de la fin, je reprendrai le titre original en disant « Nous devrions tous être des féministes » ( We should all be femenists ).

Bilan de ce début juin

Petit résumé pour ce début de juin assez chaotique, je l’avoue. Après avoir abandonné Aïcha, la bien-aimée du Prophète de Geneviève Chauvel, j’ai lu La ballade de l’impossible d’Haruki Murakami le Manga made in DZ , Farah, de Khawla Houria Kouza.

Après ça, j’entame Boussole de Mathias Enard, et là c’est le blocage. La lecture est dense et lente, 10 références par phrase, bref, ne savant plus quoi faire, je me tourne donc vers la sphère Instagram (que je remercie au passage) par un petit sondage, et le résultat du sondage me dit de faire une pause. Qu’à cela ne tienne, mais plutôt que de faire une pause franche, je le met de côté et je continue à le considérer comme « lecture en cours » et j’entame un petit nouveau.

Donc le N° 39 est : Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine Pancol. C’est le dernier volet de la série, c’est léger, et ça ira très bien avec La boussole.

Comme en parallèle, j’avais succombé à la folie hashtag adopteundumas, j’avais commencé en arrière-plan le Joseph Balsamo d’Alexandre Dumas. Comme mon édition est ancienne et que l’écriture est toute petite, je lis en même temps la version électronique sur ma tablette.

Je ne sais pas ce que va donner ce mois de juin, on verra bien.

La ballade de l’impossible d’Haruki Murakami

J’avais été émerveillé de voir qu’il existait tant de buts et de désirs variés de par le monde.

Auteur : Haruki Murakami              

Edition : Editions 10/18

Genre : Contemporain – Drame  

Année de sortie : 1987

Nombre de pages : 446 pages

Traduction : Rose-Marie Makino-Fayolle

Ma note : 17/20

 Quatrième de couverture :

Dans un avion, une chanson ramène Watanabe à ses souvenirs. Son amour de lycée pour Naolo, hantée comme lui par le suicide de leur ami Kizuki. Puis sa rencontre avec une jeune fille, Midori, qui combat ses démons en affrontant la vie. Hommage aux amours enfuies, le premier roman culte d’Haruki Murakami, fait resurgir la violence et la poésie de l’adolescence.

« Murakami place son roman sous la tutelle de Salinger et de Fitzgerald. […] Il mêle la grâce à la noirceur avec une subtilité et une élégance qui sont, définitivement, la marque des grands écrivains. »

Raphaëlle Leyris – Les Inrockuptibles

Mon avis :

C’est le troisième roman de Murakami que je lis, et comme à chaque lecture, je me retrouve dans un univers très particulier.

Ce n’est pas tant l’histoire qui est importante, mais plutôt le ressenti. Le monde de Murakami est un espace bien rangé, où chaque chose est à sa place, de manière à nous plonger dans une ambiance, calme et rassurante. Cet environnement n’est là que pour contraster avec la force et la violence des sentiments décris au fil du texte, mais aussi,  provoqués par l’auteur, au lecteur.

Quand Murakami décris une scène, il le fait avec énormément de précision et de détails, de manière à épurer notre imagination et ne se concentrer que sur l’action qui se passe.

Finalement je l’accompagnai dans un café où elle déjeuna d’un curry pendant que je prenais un café. Elle portait un gilet de laine jaune brodé de poissons, sur un chemisier blanc à manches longues, une chaînette en or autour du cou et une montre Disney. Elle mangea son curry en ayant vraiment l’air de le trouver bon et but trois verres d’eau.

Une fois le décor planté, on apprend à connaître les personnages, mais encore une fois, on a ce contraste entre la simplicité de la description et la force des sentiments.

Ce n’était pas mon bras qu’elle cherchait, mais un bras. Ce n’était pas ma chaleur qu’elle cherchait mais une chaleur. J’étais gêné de n’être que moi.

Mais ce que j’aime par-dessus tout chez cet auteur, c’est la manière qu’il a de nous transporter, de nous isoler dans un environnement fermé, afin de mieux nous bousculer.

Au fur et à mesure qu’on avançait dans la saison, je sentais mon cœur trembler et osciller de plus en plus. Ce tremblement venait en général vers le soir. Dans la pénombre où flottait légèrement le parfum des magnolias, mon cœur se gonflait sans raison et se mettait à trembler, à s’ébranler, avant d’être atteint par la douleur. Dans ces moments-là, je fermais les yeux, immobile, les dents serrées. Et j’attendais que ça se calme. Cela durait longtemps avant de passer, et cela laissait une violente douleur.

A la fin de ma lecture, et comme pour ses autres romans, j’ai toujours ce même mélange de sentiments, de l’attendrissement, un peu de douleur et beaucoup d’empathie. J’ai vraiment hâte de lire tous ses autres romans, et je pense qu’il m’en reste une bonne vingtaine à lire. Je vais essayer d’en lire un maximum, peut-être pas pour 2018, mais très certainement une bonne moitié.

Farah le Manga DZ

Auteur : Khawla Houria Kouza                    

Edition : Editions Z-LINK

Genre : Manga Shôjo

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : N/D

Ma note : 10/20

 

Quatrième de couverture :

Affectée comme enseignante au lycée où elle a déjà étudié, Farah, 22 ans, est à la fois confiante, excitée et acharnée pour montrer ses compétences et son savoir-faire auprès des élèves et collègues. Mais quand elle pensait que tout se déroulerait bien, un incident inattendu survient et risque de bousiller sa carrière. Va-t-elle réussir à se sortir d’une telle menace ?

Mon avis :

Je suis tombée sur ce manga à l’aéroport, il y en avait plusieurs, mais j’ai été attirée par « Farah » pour deux raisons. La première est qu’il a été créé par une fille, donc « Girl’s Power » oblige, et la seconde raison est que la couverture m’a fait penser au manga « Nana » que j’aimais bien quand j’étais plus jeune.

Je ne suis pas une spécialiste des mangas, j’en ai lu à tout casser une petite vingtaine. Donc pour résumer, je sais à quoi ça ressemble, et je sais à quoi ça doit ressembler.

Alors, c’est l’histoire d’une jeune fille fraichement diplômée, qui décroche un poste d’enseignante stagiaire dans son ancien lycée. Mais qui se retrouve rapidement confrontée à un petit problème. Le petit voyou qui fait la loi au lycée.

J’ai trouvé certains passages un peu longs. L’émotion est présente, mais les scènes étaient souvent décousues, sans continuité, donc tout ça empêchait une lecture agréable et fluide.

J’ai remarqué que sur certaines planches, les personnages n’avaient pas d’yeux, alors, je ne sais pas, est-ce un effet voulu dans certains mangas, ou un manque de maitrise dans le dessin.

Pour finir, je dirai, qu’à mon sens, le projet n’est pas complètement abouti, il aurait fallu apporter certaines modifications, dans le dessin comme dans le scénario, mais je trouve que c’est un excellent début, et que, si prochains numéros il y a, ils seront probablement meilleurs que celui-là.

Et je ne peux pas m’empêcher de signaler un petit détail qui m’a le plus dérangé, ce sont les petites coquilles qui se sont glissés tout au long de ce numéro. Alors 1 coquille c’est un accident, 3 c’est de l’inattention.

Bilan lecture du mois de mai

34145554_10156121156656508_3954085053205577728_n

Bilan du mois de mai

Et voilà mon bilan lecture pour le mois de mai.

6 livres

3003 pages

13486 pages depuis le début de l’année

Mes deux coups de cœur :

Moon Palace de Paul Auster, en même temps, avec cet auteur je ne suis jamais déçue. Je regrette seulement de ne pas avoir lu Le voyage d’Anna Blume avant, mais bon, tant pis pour la chronologie.

Du sang sur la soie d’Anne Perry.

La découverte du mois avec A l’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon, j’avais eu de très bons retours, et je n’ai franchement pas été déçue. Je lirai probablement la suite.

Le traditionnel Agatha Christie du mois avec Une poignée de seigle.

Et puis grosse déception avec Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent Gounelle. Je ne sais pas très bien à quoi je m’attendais en l’entamant, mais j’ai trouvé que l’auteur nous impose en quelques sortes sa façon de voir les choses et ne laisse aucune place à notre propre interprétation. Et puis j’ai trouvé les analogies un peu trop grossières. Je n’ai peut-être pas choisi le bon roman pour découvrir Laurent Gounelle, mais disons que je ne retenterai pas l’expérience.

Et pour finir, j’ai réussi mon challenge zéro achat de livres pour ce mois-ci.

J’ai reçu quatre livres, mais quand c’est des cadeaux ça ne compte pas. Je ne sais pas si je vais tenir en juin, mais je vais juste essayer, gentiment…

Du sang sur la soie d’Anne Perry

Auteur : Anne Perry             

Edition : 10/18

Genre : Historique

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 975 pages

Ma note : 18/20

 

Quatrième de couverture :

Dans l’aube naissante d’un jour de mars de l’an 1273. Anna entre dans Constantinople, perle de l’empire orthodoxe. Fascinée mais lucide, elle sait qu’une tâche immense l’attend : prouver l’innocence de son frère, accusé de meurtre. Travestie en eunuque, elle ne tarde pas à découvrir que, derrière les splendeurs de la ville impériale, passions et ambitions se mêlent dans le sang…

« On se laisse mener par plaisir dans cette vaste fresque, qui relate la splendeur et la complexité d’un monde où les destins de deux civilisations se jouaient. Anne Perry est une magicienne. » Yann Plougastel, Le Monde Magazine

Mon avis :

Je viens d’achever ma lecture avec une pointe de tristesse. Je n’avais aucune envie de quitter cet univers, ni certains des personnages auxquels je m’étais vraiment attachée.

L’histoire se passe au 13ème siècle, entre Constantinople, Venise et Palerme. Anna Lascaris veuve Zaridès décide de tout tenter afin d’innocenter son frère jumeau Justinien Lascaris, condamné à l’exil pour meurtre.

Afin de passer inaperçue, elle se déguise en eunuque et se fait appeler Anastasius Zaridès.

C’est en pratiquant la médecine qu’elle réussit à infiltrer les familles byzantines et tente de résoudre cette enquête.

J’ai tout simplement adoré ce roman qui m’a happé dans un univers de complots, de calculs et de vengeance.

Le personnage de Anna/Anastasius est sans conteste mon personnage préféré, et dans beaucoup d’aspects de sa personnalité, elle me faisait penser à Brienne de Torth.

Un autre personnage m’a fait penser à Game of Thrones, c’est celui de Zoé Chrysaphès, qui est à peine plus gentille que Cersei Lannister.

Pour finir, je me demande si Monsieur Georges R. R. Martin n’a pas lu « Du sang sur la soie », sans ne rien dévoiler de l’intrigue, j’ai trouvé qu’un des moments clés du roman, ressemble très fortement à la bataille de la baie de la Nera…

En résumé, ça a été une très belle découverte, et je vais très rapidement m’attaquer aux autres œuvres d’Anne Perry.

La Barbare de Katherine Pancol

Auteur : Katherine Pancol               

Édition : Éditions Points

Genre : Contemporain, Romance

Année de sortie : 1981

Nombre de pages : 232 pages

Ma note : 08/20

 

Quatrième de couverture :

Elle rêvait d’orages et d’absolu.

A 21 ans, Anne est enfermée dans un mariage doré et gaspille ses journées dans des aventures sans passion.

Tout l’afflige et l’ennuie.

C’est donc ça, la vie ?

Un jour, un télégramme du Maroc lui annonce la mort de son père.

Elle ne sera plus jamais la même.

 

Mon avis :

J’étais chez mon bouquiniste qui m’avait envoyé un petit message en me disant de passer car il avait eu un nouvel arrivage qui pouvait m’intéresser.

J’y vais, on discute un peu, puis il me montre les piles de livres en me disant : « c’est par là que ça se passe ».

Je commence ma première sélection qui consiste à mettre de côté tous ceux que j’aimerai posséder. Puis je fais ma deuxième sélection, plus raisonnable celle-là, où je mets de côté seulement les livres que je n’aurai pas le courage d’abandonner dans la boutique.

J’ai entre les mains « La Barbare » de Katherine Pancol. J’hésite en me disant que j’ai « Les écureuils de Central Parc sont tristes les lundis » dans ma PAL. Finalement, je le prends, en me disant que c’est du Katherine Pancol, j’ai déjà lu cinq de ces romans, et donc, que ça ne peut pas être mauvais….

Et pourtant…

J’entame ma lecture, un pas, puis deux, je rentre tout doucement dans l’histoire. Je fais connaissance avec les personnages, j’éprouve un peu de compassion pour Anne, qui a l’air tellement paumée. Au début, il ne se passe pas grand-chose, alors je patiente. Puis soudain, ça commence à bouger, mais de façon assez étrange. Je ne suis pas très à l’aise avec la tournure que prennent les choses, étant donné que ça ne ressemble pas trop aux histoires que j’apprécie d’habitude.

A un moment ça commence franchement à être tordu, je me dis malgré tout que l’auteur tente peut être de me faire sortir de ma zone de confort, je me dis même aussi que, peut-être, c’est un de ces romans qui vous met une claque et qui vous laisse complètement hagard à la fin du livre. Alors je m’accroche, je m’acharne, je suis ballottée entre ces deux personnages qui, n’ayons pas peur des mots, font n’importe quoi, et qui sont de plus en plus insupportables.

Et puis on arrive à la fin, une fin, comment dire ? Une fin quoi…

J’ai fermé le livre, j’ai réfléchi et me suis dit qu’au moins, ce livre m’avait prouvé que le roman ne fait pas l’auteur.

En résumé, si vous voulez découvrir Katherine Pancol, ne commencez pas par ce livre. En fait non, si vous voulez découvrir Katherine Pancol, ne lisez pas « La Barbare ».

 

 

 

 

 

Beloved de Toni Morrison

« C’est l’amie de mon esprit. Elle me rassemble, vieux. Les morceaux que je suis, elle les rassemble et elle me les rend tout remis en ordre. C’est bon, tu sais, d’avoir une femme qui est l’amie de mon esprit »

 

AUTEUR : Toni Morrison

EDITION : Éditions 10/18

GENRE : Réalisme magique

ANNÉE DE SORTIE : 1987

NOMBRE DE PAGES : 380 pages

MA NOTE : 17/20

QUATRIÈME DE COUVERTURE :

Inspiré d’un fait divers survenu en 1856, Beloved exhume l’horreur et la folie d’un passé douloureux. Sethe est une ancienne esclave qui, au nom de l’amour et de la liberté, a tué l’enfant qu’elle chérissait pour ne pas la voir vivre l’expérience avilissante de la servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite fille disparue, revient douloureusement hanter sa mère coupable.
Loin de tous les clichés, Toni Morrison ranime la mémoire, exorcise le passé et transcende la douleur des opprimés. Prix Pulitzer en 1988, Beloved est un grand roman violent et bouleversant.

 

MON AVIS :

Il y a des romans qui nous touchent ou qui nous bouleversent, d’autres nous amusent ou nous font peur, et puis il y a des romans comme « Beloved » qui nous prennent, nous sortent de notre zone de confort, nous bousculent, nous secouent, et nous font perdre nos repères, pour finalement nous laisser échoués, déboussolés.

En commençant ma lecture, après une vingtaine de pages, j’ai pensé que ça allait être mon premier abandon de l’année, mais une dizaine de pages plus loin, j’ai vite changé d’avis, j’ai tout simplement été happée par l’histoire, aspirée dans une autre sphère, une autre époque, dans un autre pays, sur un autre continent.

La façon dont l’auteur nous dévoile l’histoire, au fur et à mesure, et la façon qu’elle a de nous dévoiler, par petits morceaux, les éléments de l’histoire, ces petits morceaux qui se mettent en place au fur et à mesure, afin de nous dévoiler cette histoire. A cheval entre la magie et la réalité, on a l’impression de s’égarer, puis de se retrouver, pour s’égarer à nouveau.

En résumé, un des meilleurs romans qu’il m’ait été donné de lire, et que je relirai très certainement.